Et une traversée, une...
Dimanche 24 Février
Jeudi nous avons quitté Ziguinchor et remonté le cours de la Casamance jusqu'au village d'Ibounkout où nous avons "beaché" pour nettoyer les dessous de Marie Galante, qu'elle soit proprette pour glisser jusqu'au Brésil.

Et le dimanche, donc, nous quittons le mouillage à 12h et prenons la passe sud de sortie, cap au 230 (enfin, à peu prés...). Il faut slalomer un peu entre des bancs de sable et lutter contre vent et fort clapot jusqu'à 15h30.
Un vent de Nord force 3/4 nous pousse à bonne allure et pendant les 2 jours suivants, nous avons fait des estimations optimistes sur la durée de la traversée... çà s'annonçait bien, on aurait pu être en 8 jours à Fernando de Noronha !! Enfait, j'en prévoyais 12 et il nous en a fallu 13...
J'ai été surpris par le nombre de cargos rencontrés même en plein milieu de l'atlantique, et ces rencontres furent mes seules frayeurs, avec notamment l'esquive adroite que nous avons eu à réaliser (empannage et virement) pour éviter un mastodonte qui ne répondait pas à la radio et qui nous aurait coupés en deux.
Le vent à faibli par la suite, et plus nous approchions du poteau noir, plus il était instable et plus le ciel était changeant quoique toujours trés beau (beau temps, orages gentils, averses balaises etc...)
Comme s'était presque sur la route et que je ne suis pas pressé, on à fait un petit détour pour voir les rochers, San Pédro et San paolo. Un amas de petits rochers (mais alors petits...) battus par la houle, premières terres brésiliennes au milieu de l'atlantique.
Nous ne nous sommes pas arrétés malgré l'invite par radio de militaires en poste sur le rocher et des pécheurs Brésiliens présents autour des rocs (une dizaine de petits chaluts ou à la ligne).
Le temps était à la pluie, et nous avons allongés la foulée vers Fernando... Que nous atteignons le samedi 8 mars en milieu d'aprés-midi.

Fernando est trés jolie mais... trés chère (15 Euros par jour et par personne et 60 Euros par jour pour le bateau !!). Parait que c'est pour aider à entretenir ce parc naturel... umf...
Aussi, nous repartons le mardi 11 mars, direction Natal.
On a un peu de vent (trop peu) et il est trop sur notre arrière. François propose de descendre plus au sud sur la cote, ce qui nous permet d'avancer à meilleure allure. Proposition adoptée avec bonheur qui nous mène à Cabedelo (entre Récife et Natal).