Casamance
Vendredi 15 février 2008
18 janvier, nous quittons Dakar, direction la Casamance. L'île de Gorée est sur la route et nous y passons la journée et la nuit du vendredi 18. Pas de mouillage autorisé, mais personne n'a semblé remarquer Marie Galante devant l'entrée du petit port de Gorée... personne ?.. si!: une grosse vedette des douanes espagnoles (?) est venue bord à bord renifler si nous n'étions pas gorgés de clandestins en partance pour l'europe.
J'ai suivi leur manoeuvre depuis un bistrot de plage où nous dégustions des bananes flambées...
Gorée, c'est un peu le Montmartre local, plein d'artistes musiciens,peintres ou sculpteurs dans ses jolies ruelles qui fleurent bon la coloniale et l'esclavage (biffez les mentions inutiles ou malvenues !!).
Visite de la maison des esclaves d'où sont partis tant de pauvres gens vers les amériques et balade jusqu'au sommet de l'île où se concentrent échopes et bistrots cachés dans les buissons. Musique à tous les étages, boissons fraîches et on peut même fumer des trucs...

Le lendemain, samedi, cap au 190, vers la casamance que nous atteignons dimanche vers 14h.
Patrick vient à notre rencontre dans son annexe pour nous guider à travers les hauts-fonds qui piègent l'entrée du bolon (bras d'eau dans la mangrove) que nous devons emprunter pour arriver à Canesse, chez Marie-Laure et Yves.

Mouillage devant Canesse, c'est le terminus pour les 9 cartons de bouquins que nous apportons à Marie-Laure et Yves pour leur association Cafo-Saze. Ces livres vont prendre place sur les rayonnages de la biblothèque qu'ils ont créée à Kafountine et une partie sera livrée à l'école de Kailo, petit village où nous aurons un accueil trés chaleureux..!

Pendant les jours qui suivent, nous accompagnons M-laure et Yves dans leurs déplacements de villages en villages, ce qui nous vaudra de participer à la vie sur le terrain de l'association Cafo-Saze. De belles ballades dans leur pirogue jaune qui exige de manier l'écope avec obstination tant elle prend l'eau, palabres sans fin avec les autorités villageoises, soirées inoubliables dans leur campement, baignades dans l'océan tout proche, rencontre avec la casamance qui n'a ni électricité, ni tourisme et qui vit de pêche et petite culture.
Bien sûr, il y a quelques téléphones portables et les T-shirt et shorts ont remplacés les vêtement plus traditionnels (quoi que...), des écoles apparaissent dans les villages ainsi que des unités de soins, mais les coutumes demeurent (esprits, guérisseurs, palabres etc...)
L'acceuil est bon enfant, sans les sollicitations mercantiles des endoits "civilisés".
Bref, que du bonheur...