De Gibraltar aux Canaries
Mardi 23 octobre 2007
Donc, comme prévu, les singes du rocher nous attendaient impatiemment pour une séance photo... Malgré l'aide du téléférico qui nous a montés tout la-haut, j'étais claqué le soir. Beaucoup de marche, beaucoup de points de vue, beaucoup de vent...
Heureusement, le matin, les fish & cheeps so british nous ont donné quelques forces. Ambiance sympa dans a ville et un peu étrange de se retrouver en Angleterre au sud de l'espagne.

Au mouillage, occasion de rencontre... Ruth et Peter sur leur étrange "Mud skipper"... de bons moments autour de plusieurs verres dans nos carrés respectifs. Après avoir passé 10 ans en europe, Mud skipper retourne vers son Australie natale...
On m'avait prévenu, mais je me suis fait piquer les rames de l'annexe lors d'une viste à terre. Méfiance donc au mouillage de La Linéa de Conception.
Samedi 27 Octobre
On lève l'ancre vers 10h après une dernière embrassade avec Ruth et Peter.
Sympa et touchant, tous les autres bateaux au mouillage ont actionnés leur corne de brume en agitant les bras pour nous souhaiter bon voyage...
Sommes allés dans une des marinas pour prendre du gasoil et de l'eau. Beaucoup de bateaux sont sur le départ, car les vents sont passés à l'est, donc favorables, et on a fait des ronds devant les pompes pendant une bonne heure avant de pouvoir s'approvisionner.
De gros nuages s'accrochent au sommet du rocher alors que nous filons vers l'atlantique en évitant cargos et ferries rapides.

Crack et même patatrack ! à 15h la poulie de drisse d'artimon se casse et nous décidons de faire halte à Tarifa pour réparer... Nous en profitons pour manger tranquilles et nous repartons vers le soleil couchant, direction les iles Canaries.

RFI nous avait prévenu... Force 5 et mer forte, le pilote auto travaille dur toute la nuit, on lui confie la barre la moitié du temps. On se régale de la Lune pleine qui éclaire comme en plein jour, on se régale moins des petites déferlantes, mais au portant, s'est quand même bien sympa. Et puis on n'avait pas connu çà: un vent régulier, pas de changement d'amure pendant des heures, c'est sûr, on doit avoir quitté la méditerranée !!
Dimanche et lundi, pas de changement notable, un temps toujours "musclé" mais maniable, on marche entre 6 et 7,5 noeuds.
François invente un mot nouveau mot "éclablouissement": parfois le plancton qui arrive à grimper sur les passavants du bateau produit une espèce d'étincelle assez forte et fiston, surpris et troublé, s'est tourné vers moi en disant "P'pa, je me suis fait éclablouir".
Mardi 30
Incident notable vers 13h30, et pas apprécié par l'équipage: le "titoulet" qui relie le pilote auto aux safrans vient de casser net ! Les prochaines heures de quart seront plus fatigantes, mais on écoute les Beatles à donf, çà motive.
Mercredi 1er novembre.
Arrivée de nuit devant Gracioza, je fais des ronds dans l'eau en attendant le soleil qui se lève décidemment de plus en plus tard.
On jette l'ancre près du petit port de "La societad" trés jolie petite ville de maisons blanches et basses, aux volets bleus, sans bitume et très tranquille.

Visite, quelques courses et quelques restos. Pas de baignade, le fond de l'air est aussi frais que l'eau... m'enfin, c'est où le sud ?
Samedi 3 novembre
Départ à 9h30, direction Puerto de la luz sur Gran Canaria que nous atteignons Dimanche en fin de matinée.